Les insulaires d’Abraços 1 : Les pêcheurs

Publié le : , par Bertrand Sophie

Abraços sous oxygène, 12 octobre
Abraços sens dessus dessous, 6 octobre
Abraços à Fernando de Noronha, 1er octobre
ABRAÇOS sous la lune rousse, 29 septembre
Abraços, 18 septembre

La pêche à Fernando de Noronha est artisanale. La flottille, basée au port Santo Antônio (Photo1), est composée en tout d’une dizaine de navires en bois (Photo2).

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Photo 1 : Port de Santo Antonio, Fernando de Noronha


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Photo 2 : Navires de pêche au départ vers 6h



Chaque jour, sauf le dimanche, quatre ou cinq d’entre eux partent pour la journée pêcher à la ligne à main, appâter au vif les grands poissons pélagiques du large.

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Daurades coryphènes, thons, barracudas et carangues diverses débarquées par un navire en fin d’après-midi



Le vif, c’est la fameuse ‘sardinha’ (Harengulaclupeola), qui vit dans les eaux très côtières de l’île. C’est la pêche de ce vif qui aujourd’hui pose le plus de questions vis-à-vis de la gestion de la pêcherie : selon les déplacements de ses bancs le long des côtes de l’île, la ‘sardinha’ n’est souvent disponible qu’à l’intérieur des limites du Parc National Marin où il est a priori interdit de pêcher.

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L’appât utilisé par la pêcherie, Harengulaclupeola


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Limites du Parc National Marin de Fernando de Noronha



Pendant notre séjour sur l’île, c’était la saison de l’ « arrufo ». Ce phénomène saisonnier consiste en l’arrivée voire l’échouage massif aux plages de bancs de ‘sardinha’. Les habitants profitent de ce phénomène pour pêcher le petit poisson à pieds presque secs, et à l’utiliser dans l’instant comme appât pour capturer les carangues qui ne manquent pas de poursuivre ces bancs de ‘friandises’.

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Pêche de ‘sardinha’ au petit matin sur la plage



La pêcherie artisanale de Fernando de Noronha est peu documentée, notamment l’usage qu’elle fait des espaces marins. Lors de notre mission sur place, nous avons, pour étudier cela, déployé chaque jour un petit enregistreur GPS sur les embarcations volontaires, de fait quasiment toutes ! Les données collectées vont nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la pêcherie, dans le but de proposer des solutions de gestion, permettant le meilleur compromis entre les impératifs de conservation liés au Parc National Marin, et les besoins des pêcheurs pour le maintien d’une des seules activités insulaires non liée directement au tourisme.

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Ester Simoni, UFRPE, déployant un GPS sur un navire de pêche

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MARBEC MARine Biodiversity, Exploitation and Conservation, est une unité de recherche qui regroupe des personnels de 4 organismes : l’IRD, l’Ifremer, l’UM et le CNRS. Son objectif est l’étude de la biodiversité marine des écosystèmes lagunaires, côtiers et hauturiers à différents niveaux d’intégration, depuis les aspects moléculaires, individuels, populationnels et communautaires, et des usages de cette biodiversité par l’Homme. Nous rejoindre